Cameroun, une poudrière au cœur de la Françafrique ?

Publié le par Survie Bressuire

Jean-Bruno Tagne est  directeur-général adjoint du groupe audiovisuel Naja International et aussi un ancien responsable du service politique du quotidien camerounais Le Jour et ex-directeur de l’information de la chaîne de télévision Canal2 International.

Observateur affûté de la scène politique camerounaise, il vient de publier Accordée avec fraude. De Ahidjo à Biya, comment sortir du cycle des élections contestées (éditions du Schabel, 2019).

Pays stratégique pour les intérêts français en Afrique, le Cameroun est secoué depuis des mois par une crise multiforme et gravissime. Alors que des centaines d’opposants ont été incarcérés pendant plusieurs mois parce qu’ils contestaient la énième "réélection" du président Paul Biya (au pouvoir depuis 1982), et tandis que la situation demeure tendue dans les régions septentrionales affectées par l’activisme de Boko Haram, une guerre se déroule à huis clos dans les deux régions anglophones du pays, dont les habitants contestent depuis des années les méthodes discriminatoires et répressives du régime de Yaoundé. Selon les Nations unies, quatre millions de personnes sont affectées par ce conflit. Plus d’un demi-million de personnes ont été déplacées et plusieurs milliers tuées. Alors que le pays se fracture de toutes parts, le "grand dialogue national" convoqué en septembre par Paul Biya (86 ans) n’a réglé aucun problème de fond.Comment le Cameroun en est-il arrivé là ?

Jean-Bruno Tagne essaiera de répondre à ces différentes questions :

- Quel rôle joue la France, qui parraine le régime autocratique camerounais depuis l’indépendance du pays en 1960, dans ces crises multiples ?

- Quels scénaris envisager pour les mois et les années à venir ?

 

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